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Pourquoi l’île d’Ometepe est un incontournable du Nicaragua

J’ai par deux fois eu la chance d’user les rares routes de l’île d’Ometepe, entourant les volcans Concepcion et Maderas, les deux cônes a la forme évocatrices brisant la monotonie du gigantesque lac Nicaragua. On est toujours impressionné la première fois que l’on débarque au Nicaragua depuis la frontière costaricienne de Paso Canoas en longeant cette véritable mer intérieure bordée de masures et d’éoliennes et agrémentée de deux volcans semblant un grand et un petit frère.

Pour ceux qui se rendent sur l’île pour un très court laps de temps, louer un scooter ou une moto restent les meilleurs moyens de l’explorer. Non seulement les prix sont très attractifs, comme souvent au Nicaragua, mais les faibles distances permettent une exploration rapide et efficace. Vous aurez aussi le privilège de traverser une piste d’avion et peut-être même de prendre un policier en stop apparemment impatient de rentrer…

 Il s’avère difficile de raconter pourquoi l’île d’Ometepe marque tous les voyageurs qui s’arrête a l’ombre de ses palmiers. En effet, malgré les sites magnifiques qu’elle abrite, c’est en fait l’atmosphère ambiante qui enivre les touristes prêts à se laisser bercer par la douce musique et la simplicité des autochtones. Le calme simplement perturbé ça et là par le cri des singes hurleurs. Le faible nombre de voitures et de touristes. L’imposante présence du volcan Concepcion. Tout cet environnement contribue à mettre n’importe quel touriste en quête de repos et d’exotisme dans les meilleures prédispositions.

L’oisiveté se montrant souvent mère de tous les vices, vous ne basculerez pas sur place dans ce travers car vous aurez de nombreux sites naturels à découvrir. Tout commence par une traversée du lac non sans rebondissement puisque étrangement une houle non négligeable remue les ferries qui font le trajet depuis San Jorge (1 heure), Granada (4 heures) ou San Carlos (12 heures). Pour l’anecdote, je vous déconseille les toilettes du ferry entre Ometepe et San Carlos, il y a une file d’attente pour aller vomir qui surpasse bien des rues de Bayonne en Féria.

Au-delà de Playa Santo Domingo qui n’est pas très belle, je vous invite à vous poser quelques temps à Ojo de Agua, ce bassin d’eau naturelle agréablement aménagé pour se rafraichir. Un luxe dans cette zone particulièrement tempérée.

En continuant plus vers la partie volcan Maderas, vous observerez des crocodiles sur le rio Istian, la cascade de San Ramon mais aussi de nombreux pétroglyphes. La datation de ces vestiges des cultures Chorotegas et Niquirana s’avère difficile mais leur date de réalisation se situerait entre le XVeme siecle avant JC et le XVeme siecle après Jésus Christ. Plus d’information sur le site internet de la finca Magdalena

 

 Avis aux amateurs ! Texte Guillame B.

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