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Finca Na Lacà Tueja

 

A la découverte d’une ferme biologique au Costa Rica

 

L’économie du Costa Rica dépend énormément de l’agriculture. Parmi les principales productions, agroindustrielles, on retrouve entre autres l’ananas, la banane, le palmier à huile ou le café. A côté de cette agriculture globalement destinée à l’exportation, des petits producteurs locaux ou des jeunes diplômés costariciens se lancent dans l’aventure de l’agriculture biologique. C’est notamment le cas de Sergio, et de la Finca Na Lacà Tueja (« terre pour cultiver » en Maleku, un dialecte indigène local) à Puerto VIejo de Sarapiqui.

Ebéniste de formation, il a décidé depuis une année d’utiliser 3000m² de son terrain pour proposer des fruits, légumes et condiments organiques aux habitants de la région. Dans une logique de circuit-court de distribution, accompagné de ses fils, il publie chaque semaine sur leur page Facebook les produits disponibles à la vente. Les clients se présentent alors directement à la ferme pour les retirer servis dans une poche réutilisable et biodégradable.

Naturellement, il a débuté en proposant des produits de la région : banane, cèleri, tomate, basilic, courge, haricots verts, maïs, chayote, etc. Il a également planté quelques arbres fruitiers (corossol, manguiers, ananas), qui sont réservés à un usage personnel pour le moment compte tenu des faibles récoltes. Enfin, il a lancé des légumes peu courants dans les plaines Caraibes tels que la laitue ou le concombre. « A ma grande surprise, ces légumes ont été les plus demandés et ont contribué à nous faire connaitre dans la région » précise Sergio enthousiaste.

Les produits proposés sont totalement sains et respectueux de l’environnement, malgré les contraintes inhérentes à l’agriculture biologique et au climat de la zone. Sergio précise que « des champignons apparaissent naturellement sur les feuilles, et qu’il utilise une potion à base d’1/10 de lait et 9/10 d’eau pour lutter contre eux ». Pour ce qui est des insectes, les plantations sont entourées de plantes de citronnelle et de Cymbopongon (Zacate de Limon).

Le plastique ayant été banni de la plantation, le basilic est maintenu par des bambous. Pour améliorer les rendements, il récupère des excréments de chevaux et de vaches chez des agriculteurs voisins et les mélange avec des écorces de riz utilisées comme litière pour les poules et poulets d’autres éleveurs pour en faire de l’engrais. Enfin, eu égard à la forme du terrain, il ne peut utiliser de machine et réalise donc toutes les taches à la main.

Pour le moment, Sergio mène de front agriculture et ébénisterie, mais il espère à terme, « avec une meilleure connaissance des besoins des habitants de la région », vivre de ses produits biologiques et ainsi contribuer au bien-être global des résidents de Sarapiqui.

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